Sandra Daveau, photographe

La jeune femme se définit comme une photographe, plasticienne, journaliste, poète. Aujourd’hui, sa faim de voyages assouvie, elle désire se consacrer à son art avec « la sobriété heureuse, avec un minimum de déplacements géographiques, principalement pour l’impact écologique, mais aussi parce que je sais que le bonheur est en moi-même. J’ai décidé de créer ici, maintenant, dans ma région natale ». Dans l’œuvre qu’elle décrit au sein de la manifestation Troglo à neuf, elle allie à merveille la photographie, la sculpture et la roche elle même. Francis Katchatouroff, céramiste, est son modèle à ses heures perdues. Grâce à l’argile, ils vont reconstituer le cycle de la vie.
La prise de vue de la caverne

Le lieu même de l’exposition a servi de décor et les deux artistes ont joué de la matière : " A partir du
moment où j’ai enduit Francis d’argile, l’effet réverbérant de l’argile a été au-delà de mes espérances. Sa couleur argentée a renforcé la sculpture humaine en lui donnant un aspect presque métallique ". Des évènements inopinés sont au rendez-vous : " Nous n’avions pas prévu que paradoxalement
l’argile allait refroidir le corps vitesse grand V. ".
Les sens démultipliés et l’adrénaline font place à l’improvisation : " Nous avons donc du passer dans une phase plus spontanée où, dans l’affolement, le corps de Francis a récolté au passage des végétaux, brins d’herbe, feuilles ... ". L’argile finit par donner la forme d’un bout de bois à son bras «c’était étrange.» nous confie Sandra. " Il a fallu improviser sur nos prévisions de postures, qui étaient censées aller de la naissance en position fœtale à la mort avec un retour à la position fœtale dans la caverne, la matrice originelle ". Etre dans le sujet des origines de la création.
Maintenant, Sandra se sent prête, dit-elle, pour de futurs projets de mise en scène comme celui-ci, toujours en lien avec la nature.